Cour constitutionnelle (Belgique), arrêt n° 156/2024 du 19 décembre 2024

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ECLI-nummer ECLI:BE:GHCC:2024:ARR.156
ELI-nummer -
Avgörandets originalspråk néerlandais
Dokumentets datum 19/12/2024
Bidragande domstol Grondwettelijk Hof (BE)
Ämne
  • Rättsliga och inrikes frågor
EUROVOC-ämne
  • tillgång till rättslig prövning
  • talerätt
  • talan om upphävande
  • kontroll av författningsenlighet
Nationell bestämmelse -
Citerad unionsrättslig bestämmelse -
Internationell bestämmelse -
Beskrivning

Une association et quelques particuliers demandent l’annulation d’une disposition de la loi du 11 juillet 2023 qui, pour la suspension d’actes administratifs et la demande de mesures provisoires, introduit l’exigence supplémentaire qu’au moins un moyen (un argument juridique) sérieux soulevé se prête à un traitement accéléré. La Cour rejette le recours sous réserve d’une interprétation. Si la nouvelle exigence supplémentaire est interprétée d’une certaine manière, celle-ci ne viole aucunement le droit d’accès au juge, ni le droit à un recours effectif, ni l’obligation de standstill. Il n’est par ailleurs pas discriminatoire que cette exigence soit d’application, que le moyen soit d’ordre public ou non et que le dossier administratif ait été déposé ou non. Étant donné que le nouveau régime s’applique également aux référés qui portent sur des marchés publics, il n’est pas question d’une différence de traitement. Enfin, la Cour juge qu’aucune obligation de poser des questions préjudicielles à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) ou à la Cour constitutionnelle n’est violée.