Arrêt de la Cour constitutionnelle belge n° 90/2019 du 29 mai 2019

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Titre de communiqué de presse / résumé -
Numéro de communiqué de presse / résumé -
Texte intégral de comm presse -
Numéro ECLI -
Numéro ELI -
Langue originale de la décision français
Date du document 29/05/2019
Juridiction auteur Grondwettelijk Hof (BE)
Matière
  • coopération judiciaire en matière pénale
Matière EUROVOC
  • restriction de liberté
  • égalité de traitement
  • question préjudicielle
  • contrôle de constitutionnalité
  • mandat d'arrêt européen
Disposition de droit national -
Disposition de droit de l'Union citée -
Disposition de droit international -
Descriptif

Selon la Cour constitutionnelle belge, la personne détenue en vertu d’un mandat d’arrêt européen rendu exécutoire et dont la remise à l’État d’émission est différée afin de pouvoir être poursuivie en Belgique pour un fait autre que celui qui est visé par le mandat d’arrêt européen, doit pouvoir demander à la juridiction d’instruction qui statue sur le maintien de sa détention sa mise en liberté sous conditions ou sous caution, ou l’exécution de sa détention par surveillance électronique. Il appartiendra aux juridictions d’instruction de prendre toutes mesures qu’elles jugeraient nécessaires afin d’éviter la fuite de la personne arrêtée et de s’assurer que les conditions matérielles nécessaires à sa remise effective restent réunies. Il existe dès lors une lacune dans la loi belge transposant la décision-cadre du Conseil de l’Union européenne 2002/584/JAI du 13 juin 2002 relative au mandat d’arrêt européen et aux procédures de remise entre États membres.